Présentation

Une revue sur le foncier, drôle d’idée

Publier une revue de réflexion, est-ce bien raisonnable à l’heure de la pensée clic ? Peut-être pas. Nous sommes pourtant tout un groupe à avoir eu, cette drôle d’idée, pour explorer la question foncière.

L’étude du foncier étant divisé entre plusieurs disciplines académiques et sa pratique appartenant à des champs d’activités professionnelles forts différents les uns des autres, elle n’est traitée dans sa globalité par aucune revue, ni universitaire, ni professionnelle.

Les initiateurs de cette publication, sont eux-mêmes d’origines diverses. Ils se sont d’abord rassemblés au sein de l’association « fonciers en débat ». C’est elle qui est en charge de la conception de la revue. A ses côtés, pour assurer le financement et la gestion des activités éditoriales a été fondé une SAS grâce aux souscriptions d’une trentaine d’associés.

La revue foncière s’inscrit donc dans une démarche indépendante, associative, interprofessionnelle et transdisciplinaire.

Les professions qui interviennent dans la chaine du foncier sont nombreuses et variées : agriculteurs, aménageurs, avocats, banques, collectivités territoriales, environnementalistes, évaluateurs, géomètres, lotisseurs, négociateurs, notaires, promoteurs, urbanistes, etc. Elles ont chacune leurs intérêts légitimes et leurs outils d’expression. La revue foncière leur offre un support d’échanges et de discussions, en dehors de toute préoccupation corporatiste. Elle permet une libre confrontation entre les pratiques.

Des spécialistes des questions foncières se rencontrent également dans de nombreuses disciplines académiques. Il existe des anthropologues, des écologistes, des économistes, des géographes, des historiens, des juristes, qui se spécialisent dans le traitement des questions foncières. Chacune de ces disciplines a ses propres concepts, ses méthodes, son corpus, ses institutions, ses revues scientifiques. La revue foncière propose, de facto, des connexions entre les savoirs et valorise les approches transdisciplinaires.

Ainsi, un économiste est vite limité, dans son approche des valeurs foncières, s’il ne devient un peu juriste, puisque la valeur change lorsque changent les droits sur l’espace. Un juriste est obligé de s’intéresser à l’histoire pour rendre compte de la spécificité des concepts utilisés dans chaque pays, un géographe ne peut analyser les changements d’usage des terrains, sans comprendre les processus de valorisation et de dévalorisation qui sont derrière, etc.

Toutes les contributions sont donc les bienvenues, pourvu qu’elles s’inscrivent dans une démarche d’élucidation de telle ou telle facette des questions foncières, en évitant les discours convenus.