Comment éviter les locataires mauvais payeurs : les clés pour sécuriser vos revenus locatifs

En tant que propriétaire bailleur, l’une de vos principales préoccupations est sans doute de vous assurer que vous recevez régulièrement vos loyers. Malheureusement, il peut arriver de tomber sur des locataires mauvais payeurs. Comment éviter ces situations délicates et sécuriser vos revenus locatifs ? Cet article vous donnera des pistes et conseils pour y parvenir.

1. Sélectionner rigoureusement ses locataires

La première étape pour éviter les mauvais payeurs est une sélection rigoureuse des locataires. Il est important de vérifier leur solvabilité en demandant des pièces justificatives telles que les trois derniers bulletins de salaire, un contrat de travail en CDI ou une attestation d’employeur. N’hésitez pas à vous renseigner également sur leur historique en matière de paiement grâce à des références fournies par d’anciens propriétaires ou un garant.

2. Demander une garantie solide

Pour minimiser les risques, il est recommandé de demander une garantie avant la signature du bail. Celle-ci peut prendre la forme d’un dépôt de garantie, généralement équivalent à un mois de loyer hors charges, ou encore d’un garant (personne physique ou morale) qui s’engage à payer le loyer en cas de défaillance du locataire. La loi permet également aux propriétaires de recourir à la garantie Visale, une caution gratuite accordée par l’État et gérée par Action Logement.

3. Souscrire une assurance loyers impayés

Une autre solution pour se prémunir contre les impayés consiste à souscrire une assurance loyers impayés (GLI). Cette garantie, proposée par la plupart des compagnies d’assurance, couvre le propriétaire en cas de non-paiement du loyer et prend en charge les frais de procédure en cas de contentieux. Il est toutefois important de bien comparer les offres et de choisir celle qui correspond le mieux à vos besoins, car les tarifs et les niveaux de couverture peuvent varier.

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4. Assurer un suivi régulier des paiements

Pour éviter que la situation ne s’envenime, il est essentiel d’assurer un suivi régulier des paiements. N’hésitez pas à relancer votre locataire dès le premier jour de retard et à lui rappeler ses obligations contractuelles. En cas de difficultés persistantes, proposez-lui un échéancier pour étaler le paiement du loyer sur plusieurs mois ou orientez-le vers des organismes d’aide au logement comme la CAF ou Action Logement.

5. Agir rapidement en cas d’impayés

Dès lors qu’un impayé est constaté, il est primordial d’agir rapidement. Commencez par adresser au locataire une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Si la situation ne se débloque pas, vous pouvez engager une procédure de recouvrement amiable ou judiciaire. Sachez toutefois que ces démarches peuvent être longues et coûteuses, d’où l’intérêt de privilégier en amont la prévention et la négociation.

6. Bien choisir le type de location

Enfin, il est important de noter que le choix du type de location peut influer sur les risques d’impayés. Par exemple, opter pour une location meublée peut permettre une meilleure rotation des locataires et faciliter la gestion des départs. De même, louer en colocation à plusieurs personnes solvables peut réduire les risques de loyers impayés puisque les colocataires sont généralement solidaires entre eux pour payer le loyer.

En somme, éviter les locataires mauvais payeurs passe avant tout par une sélection rigoureuse des candidats, un suivi attentif des paiements et une anticipation des éventuelles difficultés. N’hésitez pas à vous entourer d’experts et à vous renseigner sur les dispositifs existants pour sécuriser vos revenus locatifs.

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